Le verre ne porte pas : c'est le profilé qui reprend la pression du vent et la transmet au gros œuvre. Plus la portée est grande, plus la déformation augmente rapidement. On la mesure par la flèche, c'est-à-dire l'écart maximal du profilé sous charge.
Flèche admissible
Les critères de flèche se rapportent à la portée. La classification de la norme NF EN 12210 distingue trois critères : A (flèche inférieure ou égale à 1/150 de la portée), B (1/200) et C (1/300). Pour les éléments de menuiserie en façade, la limite de flèche sous vent est couramment fixée à 1/200 de la portée quand celle-ci ne dépasse pas 3 000 mm (valeur relevée dans la documentation technique de référence). Plus un vitrage est grand, plus une flèche trop forte le met en contrainte, d'où une limite stricte.
Inertie du profilé et raidisseur acier
Pour limiter la flèche, on augmente l'inertie : profilé plus profond, section plus large ou raidisseur en acier glissé dans la chambre du profilé. L'inertie varie avec le cube de la hauteur de la section : doubler la profondeur d'un montant multiplie son inertie par huit en principe. Le raidisseur acier apporte le gain le plus économique en largeur apparente, au prix d'une pièce de plus à protéger contre la corrosion et à isoler du profilé aluminium.
Résistance au vent
Le classement de résistance au vent (NF EN 12210) comprend cinq classes de pression d'essai, de 400 Pa (classe 1) à 2 000 Pa (classe 5), croisées avec le critère de flèche A, B ou C. L'exposition réelle dépend de la zone de vent (Eurocode NF EN 1991-1-4 et son annexe nationale), de la rugosité du terrain, de la hauteur du bâtiment et de la forme de la façade : une façade en bord de plateau ou d'étage élevé est nettement plus sollicitée qu'un rez-de-chaussée abrité. Cette valeur se calcule sur votre site précis, jamais sur une moyenne régionale.
Notre article sur l'étanchéité à l'air et le test Q4 traite l'étanchéité à l'air et son classement, que nous ne reprenons pas ici.